La science porterait-elle chance ?

16.04.2014 | par Alexandre Moatti | Non classé

Pour faire un billet moins lourd et plus bref que le précédent, je m'intéresse de nouveau à la science-fiction (prise au sens large, comme précédemment), avec Des fleurs pour Algernon (1959, Daniel Keyes). L'ouvrage traite de l'opération du cerveau d'un benêt pour en faire une personne supérieurement intelligente : expérience qui réussit magnifiquement mais à effet provisoire – le héros Charlie redevenant plus bête qu'Algernon, la souris dressée à laquelle il se mesure.

Il n'y a pas chez Keyes, dans ce livre-culte, de discours portant sur la science, sauf un point à mon sens. Dans sa première comme dans sa dernière période – celles où il est idiot – Charlie s'entiche de divers colifichets et porte-bonheurs. Et il y a même ce télescopage, quand il imagine la science comme un porte-bonheur  :

Extrait

  • [les médecins le préparant psychologiquement à son opération du cerveau] « Le Dr Strauss a dit ne soi pas si supersticieux1 Charlie. C'est de la science. Je ne sais pas ce que c'est que la science mais ils me répète tous ça. Peut-être que c'est quelque chose qui vous aide à avoir de la chance. En tout cas je garde ma pate de lapin dans une main et ma pièce porte bonheur dans l'otre avec un trou dedans. »

Des fleurs pour Algernon - Daniel Keyes_resizedcover

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1 Comme le savent ceux qui ont lu ce livre, les premiers « comptes-rendus » de Charlie (et les derniers) sont pleins de fautes d'orthographe (ici édition J'ai Lu, 1972, texte français de Georges H. Gallet).


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