L'auteur : Jean-Louis Hartenberger

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Paléontologue spécialiste de mammifères, Jean-Louis Hartenberger a été directeur de recherche au CNRS à l’Institut des Sciences de l’Évolution de l’Université de Montpellier 2. Il est docteur ès sciences. Il a eu l’occasion de prospecter et effectuer des fouilles paléontologiques dans plusieurs pays : Espagne, Tunisie, Algérie, Afghanistan, Pakistan, Indes, Mongolie, Bolivie, et en a publié les trouvailles. Dans le domaine de la paléontologie il est spécialiste des rongeurs les plus anciens (Paléocène, Éocène).Coéditeur-fondateur du Journal of Mammalian Evolution, il a aussi collaboré plusieurs années à la revue Pour la Science où il tenait une rubrique mensuelle. Il est l’auteur de trois ouvrages de vulgarisation : une brève histoire des Mammifères, bréviaire de mammalogie (éditions Belin, 2001), Grandeurs et décadences de la girafe (Belin, 2010), Nous, les Mammifères (Le Pommier, 2013). Il participe sporadiquement au DinoBlog du Musée des Dinosaures d’Espéraza.
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Tous ses articles

 
 

Pour nos chats : carnem et circenses

Les millions de chats que nous accueillons et nourrissons  dans nos foyers n’en perdent pas pour autant leur instinct de chasseur. Au point que cette surpopulation de  carnivores très protégés met en péril la biodiversité de son entourage. Pour réduire leurs méfaits, une étude propose que les maitres et maitresses  de tous ces chats leur fournissent en  premier lieu une nourriture carnée  abondante et de chaque instant, et aussi les fassent jouer. Si de plus  leurs matous  sont équipés  d’une... Lire la suite

Pas d’urne dans la République des Chèvres

Chez les herbivores, lors des déplacements quotidiens à la recherche de pâturages ou à l’occasion de migrations saisonnières, comment est assurée la cohésion d’un groupe ? Chez un troupeau de chèvres semi sauvages de Namibie, on montre qu’il n’ y a ni meneur ni concertation préalable entre les individus avant d’envisager de se déplacer vers une nouvelle pâture. Les biquettes  décident de la direction à emprunter au fur et à mesure de leur voyage en copiant les pas  qu’empruntent leurs... Lire la suite

Sauver les rhinocéros par les pieds

Sauver les rhinocéros de l’extinction est  synonyme de mettre les survivants de cette espèce en voie d’extinction hors de portée des braconniers et des nemrod avides de les coucher sur leurs tableaux de chasse. Il faut donc transporter  en lieu sûr, dans des réserves sous protection, les quelques dizaines de survivants de cette espèce depuis les savanes où ils sont menacés.  Mais transporter un animal d’une tonne  sans affecter ses facultés physiques et psychiques n’est pas chose facile. Heureusement les... Lire la suite

Les dons cachés de l’hasch des chats

L’herbe-aux-chats provoque chez nos minets des signes de bonheur allant jusqu’à  l’extase : ils se roulent sur ses touffes drues, dévorent les fleurs, s’en imprègnent, s’en frictionnent les pattes puis se massent le haut du crâne et tout le corps, les babines dégoulinant de bonheur, les yeux perdus vers des horizons qui n’appartiennent  qu’à eux, emportés dans des rêves que nous ne pouvons pas partager. D’ évidence, ça  plane pour eux, et l’envolée  peut durer… et se répéter.  Et l’on... Lire la suite

Mammifères lucioles

La nuit tous les chats ne sont pas gris : des écureuils-volants, des opossums et des ornithorynques sont bio-luminescents, à condition d’avoir les bons yeux  (1,2,3)  Ces découvertes récentes  interpellent  sur plusieurs sujets :  quel avantage sélectif ces espèces retirent-elles  de leur bio luminescence  UV ?  s’agit-il seulement de signaux de reconnaissance émis pour rechercher des partenaires sexuels ? est-ce pour éloigner des prédateurs ou à l’inverse attirer des proies ? est-ce un caractère primitif hérité de leur passé commun... Lire la suite

Le puma et le renard ou le partage de minuit

Au Chili, sur les Hauts Plateaux, lorsqu’ils chassent, le puma et le renard de Magellan ne sont ni ennemis ni concurrents. Certes ils ont même territoire et l’arpentent presque aux mêmes heures, le plus souvent à la nuit tombée. Mais ils ne poursuivent pas les mêmes proies. Donc  pas de conflit direct ni d’affrontement. Depuis l’introduction des lièvres et lapins venus d’Europe,  un pacte de non-agression  a été scellé entre les deux carnivores (1). Aussi les projets de « purification animale »... Lire la suite

De la copromanie équine du panda géant.

L’hiver venu les pandas ont un dada : ils recherchent le crottin de cheval frais pour s’y rouler et s’imprégner de ses effluves. Les analyses de ces fèces révèlent qu’elles recèlent un concentré de composés naturels rares : des béta-caryophyllènes  et leurs oxydes. La durée de péremption de ces molécules est brève, moins d’une semaine. Il se trouve que ces arômes  ont des vertus thermogènes. Est-ce pour conjurer le froid ambiant que les pandas s’en imprègnent ? L’hypothèse est plausible... Lire la suite

Histoire antique de nos chats.

En Europe Centrale, des ossements de chats datés de 4200 à 2300 ans avant l’ère chrétienne  témoignent de la migration dans cette région d’une sous espèce de chat apparu dans le Croissant Fertile quelques millénaires plus tôt avec l’invention de l’agriculture,  et qui deviendra notre chat domestique. Les signatures isotopiques de ces ossements révèlent que dès cette époque nos chats se nourrissent de rongeurs gourmands des céréales cultivées alors par les premiers paysans, mais pas exclusivement. Ainsi très tôt, au... Lire la suite

Loups sans frontières

Du fin fond de la Russie à l'Est jusqu'aux rives de la mer du Nord et la Scandinavie à l’Ouest, les loups que l'on  peut croiser ici et là forment une population très homogène. Surtout, contrairement à une idée reçue,  ils ne s’hybrident qu'exceptionnellement avec les chiens domestiques (1). Les origines des loups de Scandinavie font débat depuis des décennies. De nouvelles études génétiques montrent que ces populations qui se sont installées dans les années 80 près de la Baltique... Lire la suite

Eloge des vampires

C’est une leçon  d’altruisme qui nous vient d’animaux que l’on n’attendait pas dans ce rôle : les vampires. Suceuses de sang redoutées, ces chauve-souris d’Amérique du Sud  ont acquis de longue date une très mauvaise réputation. Et pourtant leur vie sociale est riche  d’exemples d’empathie dans le cadre familial pour leur progéniture, et au plan social dans leurs colonies où des règles d’urbanité et de prévention participent à  leur survie en cas de disette, et aussi les protège de la... Lire la suite