Une expérience de crowd-funding pour financer l’éducation au numérique

Le projet GleamCode est une expérience partenariale de micro-financement collectif d'un projet de popularisation de l'apprentissage du code en utilisant un objet connecté ludique. En bref: aider nos mômes à comprendre les abstractions informatiques en leur proposant de manipuler un objet concret.

Quels sont les éléments clés ici ?

Apprendre à nos enfants à maîtriser le numérique en jouant : rien ne remplacera l'enseignement scolaire de l'Informatique et Sciences du Numérique (ISN) mais comme le «jeu du petit chimiste» qui nous familiarisait au XXe siècle aux sciences de la société industrielle, nous avons aussi besoin de diffuser l'ISN sous forme de culture familiale comme le proposent, par exemple, les copains d'image des maths (sur quelle est la différence entre mon intelligence et celle d'une machine , où comment sont entrées mes images, textes, données dans la machine ou encore comment peut-on cacher des secrets sur Internet).


Notre cerveau aime bien manipuler des objets tangibles : on pourrait évidemment se contenter de créer des grains logiciels moins chers et avec bien plus de potentiel qu'une petite carte Arduino connectée à une petite grille de LEDs, mais cela a deux limites. Notre cerveau est avant tout entrainé à manipuler des objets, à apprendre des gestes etc… Comme pour les activités débranchées où les initiations à travers la robotique ludique (ex: projet poppy, ou club robotique local), immerger les notions informatiques dans le concret est un vrai levier.


Et l'informatique aussi ! :  à la différence des maths, en tout cas celles d'avant numérique, l'informatique est une science formelle qui s'intéresse à des «machines» à des objets tangibles donc et qui est «opératoire». L'incarner dans des objets connectés le signifie de manière performative.

Expérimenter de nouveaux mécanismes de financement de la médiation scientifique:dans une situation que nous savons à la réduction des dépenses publiques alors que l'éducation au numérique est un enjeu de très grande ampleur, grâce aux nouveaux modèles économiques issus du numérique justement, nous soutenons ce partenaire industriel qui se essaye ici de nouvelles pistes de co-financement.

La médiation scientifique en sciences informatiques se professionnalise comme le monde académique du domaine le partageait il y a quelques jours à lors du congrès de la SIF à Poitiers. Cette initiative de Tralalere en est un exemple concret.


4 commentaires pour “Une expérience de crowd-funding pour financer l’éducation au numérique”

  1. patricedusud Répondre | Permalink

    Il y a quelque chose de choquant que l'informatique et la science du numérique ne soit pas parmi les matières obligatoires de l'enseignement général compte tenu du nombre grandissant d'objets numériques auxquels sont et seront de plus en plus confrontés les jeunes générations.
    Plus les interfaces deviennent intuitifs, graphiques, plus les applications nous masquent la complexité et plus l'ISN devient enfouis, presque magique.
    Le mot informatique, inventé par Philippe DREYFUS en 1962, n'a pas d'équivalent en anglais.
    On peut aussi rappeler que le mot ordinateur inventé par Jacques Perret à la demande d'IBM en 1955 qui cherchait un mot simple pour traduire l'expression "Electronic Data Processing System" est plus précis que le fameux Computer que l'on trouve dans Personal Computer au sigle universel de PC.
    Ci-joint le lien vers la demande d'IBM et la répose de Jacques Perret.
    http://corbeil.essonnes.free.fr/Ordinateur.htm .

    • david statucki Répondre | Permalink

      Bonjour,

      Juste une petite précision concernant le terme ordinateur, Monsieur Jacques Perret l'a en effet proposé mais surtout il avait conseillé l'usage du terme "ordinatrice électronique", le terme ordinateur étant proche de la définition théologique dans le littré de celui qui confère un ordre de L'Eglise (terme attesté en 1491 du mot latin "ordinator").
      Mais pourquoi donc IBM n'a-t-il pas choisi "ordinatrice électronique" en 1955? Je pose la question sans sournoiserie, par simple curiosité bien sûr.
      Peut-être par analogie en considérant les différences entre le terme calculatrice et le terme calculateur?
      Amicalement

  2. Thierry Vieville Répondre | Permalink

    «plus les interfaces deviennent intuitifs, plus les applications nous masquent la complexité et plus [la science sousjacente] devient presque magique» oh que oui.

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