L’inflation des notes

11.07.2013 | par Philippe Boulanger | Non classé

L’accroissement du nombre des reçus au baccalauréat et l’inflation de la quantité des mentions suscitent des sentiments divers. Au début des années 1990, il y avait 1% de mention très bien et 5% de mention bien. En 2012, il y en avait respectivement 9% et 17%. (http://www.e-orientations.com/actualites/l-evolution-du-taux-de-reussite-au-bac-et-des-mentions-dans-le-temps-10538).

Il est probable que la session 2013 ne faillira pas à la règle.

Faute d’explication, ces  augmentations seraient assimilables à une sorte de miracle pédagogique… spécifiquement français, car les classements internationaux ne donnent pas les mêmes progressions pour nos chères têtes blondes, bien au contraire.

Choisissons le sourire. Le grand mathématicien André Weil, un des fondateurs de Bourbaki, se vantait de ne jamais faire passer d’examen. Selon Weil, un tiers des étudiants passeront certainement l’examen et un tiers ne le passeront certainement pas. Pour ces deux tiers, l’examen est inutile. Pour le tiers intermédiaire restant, comme le succès dépend de la chance, il suffit de les tirer au sort au lieu de se fatiguer à corriger des copies… ».

L’argumentation d’André Weil était spécieuse, mais sa technique avait le mérite de ne pas dévaluer l’examen.


Un commentaire pour “L’inflation des notes”

  1. Philippe Boulanger Répondre | Permalink

    Selon un lecteur GB (humoriste), une interprétation possible serait que le "miracle pédagogique" est plus intense à l'étranger ce qui expliquerait à la fois l'accroissement des notes en France et nos médiocres classements internationaux!!!

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