Hypersensibilité. L’échelle d’Elaine Aron

07.06.2021 | par Nicolas Gauvrit | sensibilité
Elaine Aron

Elaine Aron

Elaine Aron a développé une échelle d'hypersensibilité en 1997. Où en est-on 24 ans après ?

Le terme d’hypersensibilité est utilisé à tire-larigot et sans précaution sur les réseaux sociaux ainsi que dans les médias, pour désigner toute une panoplie de traits de personnalité ou de dispositions. Certains cuisinent même une soupe étrange à base d’intelligence émotionnelle, d’hypersensibilité et de haut potentiel intellectuel, mixant allégrement ces trois ingrédients.

Au sens courant, l’hypersensibilité désigne à la fois une grande sensibilité aux stimuli sensoriels et émotionnels et une tolérance faible, ou une grande réactivité émotionnelle, à ces éléments. Ainsi, on dira que quelqu’un est hypersensible, ou très sensible (moins dramatique) s’il perçoit des sons ou des odeurs subtiles, s’il est sensible à l’ambiance dans une soirée, s’il supporte mal les lumières vives, s’il prend la mouche rapidement. Tous ces indices renvoient au même concept de grande sensibilité.

Certains vidéastes confondent l’hypersensibilité tantôt avec un trouble de la personnalité qu’il faut traiter, tantôt avec un don surnaturel. En réaction à ces interprétations exubérantes, d’autres internautes, en surface plus à cheval sur la rigueur scientifique, se sentent le devoir de rejeter la notion d'hypersensibilité avec l’eau du bain, en affirmant haut et fort que le concept n’a aucune substance en science, que les tests de sensibilité sont mal fichus et à peine validés, et que le concept, même s’il a été vaguement proposé par quelque chercheuse isolée, est ignoré de la communauté scientifique.

Dans une série de billets, nous allons voir que la réalité est plus subtile. Certes, la notion d’hypersensibilité est utilisée parfois à tort et à travers un peu partout sur le web, notamment en lien avec le haut potentiel intellectuel. Cependant, elle existe bel et bien et s'appuie sur des travaux sérieux même si le domaine est probablement encore balbutiant.

Dans ce premier billet sur la question, nous allons seulement évoquer la question du questionnaire d’hypersensibilité le plus connu : celui de Elaine Aron (Aron & Aron, 1997).

Le questionnaire

L’échelle d’hypersensibilité d’Elaine Aron, HSPS (Highly Sensitive Person Scale, téléchargeable ici) est constituée de 27 questions. Pour chacune de ces questions, le participant répond sur une échelle de Likert en 7 points allant de "pas du tout" à "tout à fait" (extremely). Parmi ces items, on trouve par exemple (traduction personnelle) :

  • Êtes-vous sensible à l’état émotionnel de votre entourage ?
  • Supportez-vous mal la douleur ?
  • Les bruits intenses vous dérangent-ils ?
  • La musique vous transporte-t-elle ?

Toutes vont dans le sens d’une grande sensibilité, qu’elle soit sensorielle ou émotionnelle.

La forme de ce test peut surprendre si on n’est pas familier avec les tests de personnalité, mais elle est en réalité assez classique. Le nombre d’items n’est pas élevé pour un test évaluant une disposition ou un état, sans être exceptionnellement bas pour autant. Par exemple, le DASS21 [télécharger], qui mesure la dépression, le stress et l’anxiété, ne comporte que 21 items. Des échelles de 12 à 20 items sont relativement courantes.

En bref : sur la forme, le HSPS est plutôt court, mais reste dans les standards classiques de la psychométrie. Ceci étant ce sont les données qui permettent de décider si un test est valide ou non, plus que les analyses a priori.

Les critiques les plus courantes

On peut reprocher en bon droit à ce test les deux points suivants, que des chercheurs n’ont pas manqué de signaler, et qui permettent d’envisager des améliorations futures :

  • Les questions sont majoritairement orientées vers les aspects négatifs de la sensibilité (il y a plus de questions évoquant des désagréments que des émotions positives), ce qui peut introduire un biais
  • Les questions ne sont pas contrebalancées (avec certaines questions pointant vers plus de sensibilité, d’autre vers moins de sensibilité), mais sont toutes orientées vers une plus grande sensibilité. Le contrebalancement est souvent préféré parce qu’il neutralise en partie le biais d’acquiescement qui pousse les participants à répondre de manière positive, mais il n’est pas du tout systématique dans les tests de personnalité

Cependant, on peut lire ou voir sur Internet d’autres critiques, bien moins fondées. Nous présentons les 3 qui nous semblent les plus courantes, en nous attardant surtout sur la dernière.

#1 – "Le type de question ne permet pas de savoir quoi que ce soit, puisque c’est une échelle auto-rapportée. Cela ne mesure donc que la manière dont la personne se perçoit."

Cette critique, récurrente concernant tous les questionnaires de personnalité, montre une méconnaissance du champ. Statistiquement, les humains se connaissent bien, et répondent honnêtement aux questions quand il s’agit de dispositions ou de traits (bien moins s’il s’agit de compétences). Certes, plusieurs biais sont à l’œuvre (acquiescement, désirabilité sociale…) mais ceux-ci ont essentiellement pour effet de décaler les scores vers le haut, sans en changer l’ordre. On le sait parce que les spécialistes de la personnalité ont réalisé de nombreuses études visant à vérifier précisément la fiabilité de ce type de mesure.

Statistiquement, les personnes répondent aux tests de personnalité de la même manière que leurs proches ou des professionnels : quelqu’un qui se pense perfectionniste est généralement considéré comme tel par son entourage ou des psychologues cliniciens. Même chose pour l’anxiété, le stress ou la curiosité. Bien sûr, il est facile de tricher, et c'est pourquoi ces tests sont déconseillés, par exemple, dans le cadre de la sélection des candidats pour un recrutement... Il suffira de répondre « tout à fait » à tout le questionnaire de Aron pour être considéré comme très sensible. Mais dans la quasi-totalité des cas, les gens ont simplement envie de savoir où ils se situent, et ne s’amusent guère à mentir. Leur perception d’eux-mêmes, malgré tous ses défauts, reste statistiquement très satisfaisante.

Pour finir sur cette question, disons simplement que si la critique était justifiée, alors c’est tout le champ de la mesure de la personnalité qui tomberait à l’eau.

#2 – "Les questions n’ont rien à voir les unes avec les autres."

L’impression que l'échelle regroupe des questions sans rapport les unes avec les autres, ce qui est perçu comme un défaut, est en fait une qualité du questionnaire – pour peu qu’il soit valide, ce qui est le cas comme on le verra plus bas. En effet, la cohérence d’un questionnaire qui pose 27 fois la même question ne montrerait pas grand-chose ! En revanche, si 27 questions apparemment sans lien mais portant toutes sur la sensibilité s’avèrent corrélées, cela montre bien que le concept de sensibilité fait sens.

#3 – "Le questionnaire n’est pas ou mal validé."

Nous allons voir dans la suite à quel point cette critique est irrecevable. Le test de Aron, avec toutes ses faiblesses, est extrêmement bien validé au contraire. Non seulement a-t-il largement fait la preuve de ses qualités psychométriques, mais il a été testé par des équipes de différents pays, dans différentes langues, avec des résultats convergents.

Dans la première publication scientifique sur le sujet, des alpha de Cronbach de l’ordre de 0,6 à 0,8 sont rapportés (Aron & Aron, 1997). Ce coefficient mesure la cohérence de l’échelle. Les valeurs rapportées sont acceptables, même si elles plaident pour un approfondissement (la structure factorielle du test qui provient de ces approfondissements sera détaillée dans un autre billet). Par la suite, des études indépendantes ont retrouvé une meilleure cohérence du test ou de versions légèrement améliorées, dépassant presque toujours 0,8, ce qui correspond à une très bonne validité selon les critères habituels en psychologie. Ainsi, Smolewska et al. (2006) montre, sur un échantillon britannique de n = 851 personnes, une excellente validité (avec un alpha de 0,89). Des études ont également été menées sur des populations particulières comme les personnes à haut potentiel intellectuel (n = 188 ; Rinn et al., 2018), ou une population culturellement hétérogène d’Afrique du Sud (n = 1400, alpha = 0,84 ; May et al., 2020).

Diverses versions de l’échelle ont également été validées dans d’autres langues, par exemple en portugais (n = 1 169 ; Pereira & Monteiro, 2020), en espagnol (n = 1050 ; Montoya-Pérez et al., 2019), en norvégien (n = 167 ; Grimen & Diseth, 2016), en turc (n = 753 ; Şengül-İnal & Sümer, 2020), en allemand ( n = 3 588, alpha = 0,93 ; Konrad & Herzberg, 2017), en perse (n = 300 ; Khosravani et al., 2019), en russe (n = 860 ; Ershova et al., 2018), en japonais (n = 2388, alpha = 0,82 ; Iimura et al., 2021) ou en néerlandais (n = 3 056 ; Weyn et al., 2019) – soit un total de plus de 15 000 participants pour ces quelques études.

Une méta-analyse portant sur 29 études et plus de 4 000 participants, se limitant à l’échelle de Elaine Aron complète en anglais, estime le alpha de Cronbach à 0,874, ce qui est un excellent niveau de fiabilité (Smith et al., 2019).

Conclusion

Au motif qu’on trouve beaucoup de spéculations sur la question de l’hypersensibilité, et que des personnages médiatiques s’emparent du concept pour en faire une soupe absurde, la tentation peut être de rejeter d’un bloc tout ce qui concerne ce sujet polémique. Ce serait un peu rapide. L’échelle d’Elaine Aron est très bien validée, ce qui signifie qu’elle mesure bien quelque chose, et quelque chose de commun à toutes les questions qui la compose – que l'on peut raisonnablement appeler donc la (grande) sensibilité.

Ce billet ne dit en revanche rien sur les hypothèses théoriques d’Elaine Aron (ce sera l’objet d’un autre billet), ni sur l’intérêt scientifique de la notion d’hypersensibilité. En revanche, il montre que l’affirmation selon laquelle le questionnaire en tant que tel est invalide ne tient pas : étudié par de nombreuses équipes dans de nombreux pays et validé par une méta analyse, il est au contraire tout à fait solide.

Références

Aron, E. N., & Aron, A. (1997). Sensory-processing sensitivity and its relation to introversion and emotionality. Journal of personality and social psychology, 73(2), 345-368.

Ershova, R. V., Yarmotz, E. V., Koryagina, T. M., Shlyakhta, D. A., & Tarnow, E. (2018). Operationalization of the Russian version of highly sensitive person scale. RUDN Journal of Psychology and Pedagogics, 15(1), 22‑37.

Grimen, H. L., & Diseth, A. (2016). Sensory processing sensitivity : Factors of the highly sensitive person scale and their relationships to personality and subjective health complaints. Comprehensive Psychology, 5, 2165222816660077.

Iimura, S., Yano, K., & Ishii, Y. (2021). Environmental sensitivity in adults : Psychometric properties of the Japanese Version of the Highly Sensitive Person Scale 10-Item Version. [preprint]

Khosravani, V., Ganji, Z., Bastan, F. S., Ardestani, S. M. S., & Amirinezhad, A. (2019). Psychometric properties of the highly sensitive person scale and its relation to symptom dimensions in patients with obsessive-compulsive disorder. Current Psychology, 1‑10.

Konrad, S., & Herzberg, P. Y. (2017). Psychometric properties and validation of a german high sensitive person scale (HSPS-G). European Journal of Psychological Assessment. [pdf]

May, A. K., Norris, S. A., Richter, L. M., & Pitman, M. M. (2020). A psychometric evaluation of the Highly Sensitive Person Scale in ethnically and culturally heterogeneous South African samples. Current Psychology, 1‑15.

Montoya-Pérez, K. S., Ortega, J. I. M., Montes-Delgado, R., Padrós-Blázquez, F., de la Roca Chiapas, J. M., & Montoya-Pérez, R. (2019). Psychometric Properties Of The Highly Sensitive Person Scale In Mexican Population. Psychology research and behavior management, 12, 1081.

Pereira, H., & Monteiro, S. (2020). Propriedades psicométricas e validação da versão portuguesa da Highly Sensitive Person Scale. Psicologia, Saúde & Doenças, 21(2), 377‑386.

Rinn, A. N., Mullet, D. R., Jett, N., & Nyikos, T. (2018). Sensory processing sensitivity among high-ability individuals : A psychometric evaluation of the highly sensitive person scale. Roeper Review, 40(3), 166‑175.

Şengül-İnal, G., & Sümer, N. (2020). Exploring the multidimensional structure of sensory processing sensitivity in turkish samples. Current Psychology, 39(1), 194‑206.

Smith, H. L., Sriken, J., & Erford, B. T. (2019). Clinical and research utility of the highly sensitive person scale. Journal of Mental Health Counseling, 41(3), 221‑241.

Smolewska, K. A., McCabe, S. B., & Woody, E. Z. (2006). A psychometric evaluation of the Highly Sensitive Person Scale : The components of sensory-processing sensitivity and their relation to the BIS/BAS and “Big Five”. Personality and Individual Differences, 40(6), 1269‑1279. https://doi.org/10.1016/j.paid.2005.09.022

Weyn, S., Van Leeuwen, K., Pluess, M., Lionetti, F., Greven, C. U., Goossens, L., Colpin, H., Van Den Noortgate, W., Verschueren, K., & Bastin, M. (2019). Psychometric properties of the Highly Sensitive Child scale across developmental stage, gender, and country. Current Psychology. https://doi.org/10.1007/s12144-019-00254-5


8 commentaires pour “Hypersensibilité. L’échelle d’Elaine Aron”

  1. Camus. F Répondre | Permalink

    Merci Nicolas Gauvrit pour cet article qui précise les choses concernant le thème de l'hypersensibilité.
    Il est vrai que si on cherche à étudier la question, on se retrouve au milieu de deux attitudes assez radicales. Entre les les pseudo cliniciens, les charlatans et druides en tout genre qui nous servent une potion à base de TDA/H, HPI, Hypersensibles à grand renforts d'inepties telles que cataclysme émotionnel, vulnérabilité. Et les scientifiques qui ferment la question sous prétexte que les travaux en la matière ne sont pas assez concluants, valides et fiables. Quand un domaine de recherche est débutant, il suscite souvent des polémiques mais ce qui demeure essentiel c'est le champ des possibles qu'il ouvre.

    • Lavigne Répondre | Permalink

      Je plussoie vos propos M Ramus et il serait plus qu'intéressant qu'un labo Français de psychologie s'intéresse à ce sujet, tant il intéresse déjà de nombreux labos et chercheurs dans le monde. Enfin, comme nous en faisons l'hypothèse dans notre travail, s'emparer de ce sujet permettrait aussi d'apporter de sérieuses précisions sur des confusions et croyances qu'on rencontre encore bien souvent , et ce malgré vos publications, à vous, à N. Gauvrit et N. Clobert, à Brasseur et Cuche notamment en langue Française, entre le comportement d'une personne hautement sensible et celui d'une personne à haut quotient intellectuel.
      Je suggère , comme un autre contributeur de commentaires sur ce sujet (mais sur un autre article), de nommer le concept de E Aron "personne hautement sensible" car si elle l'est c'est bien parce qu'elle score haut sur l'échelle du SPS (Sensibilité au Traitement Sensoriel en Français) et réserver le terme "hypersensibilité" à l'endroit où il existe déjà à savoir en médecine. En anglais d'ailleurs hypersensitivity n'est pas Highly Sensitivity ! Faire cette distinction permet ainsi de comprendre qu'il existe des personnes hautement sensibles qui peuvent être "hypersensibles" (et vice versa) mais que la majorité des personnes hautement sensibles (qui vont bien) ne le sont pas !

  2. MEP Répondre | Permalink

    Le lien vers le pdf ne fonctionne pas ou bien c'est le pdf qui a un problème, je ne peux pas l'ouvrir.

  3. Philippe Grousset Répondre | Permalink

    Bonjour,
    Et merci pour ce point sur le sujet !
    Dans les diverses "sources" sur l'hypersensibilité, on voit apparaître des chiffres de prévalence vraiment étonnants : 15%, 20%, parfois 25%, j'ai même assisté à une conférence où le conférencier annonçait 30% de la population générale !
    Sur une échelle de "peu sensible" à "très sensible", comment se répartit la population, suivant le test d'Elaine Aron ?
    - Est-ce bimodal, avec par exemple, une grosse masse de 80% de gens "peu sensibles" d'un côté et 20% de gens "très sensibles" de l'autre ?
    - Est-ce plutôt une gaussienne ?
    Si c'est une gaussienne, 20% d'hypersensibles, c'est énorme. Ramené à la gaussienne des tailles, c'est un peu comme si on disait qu'on est "hyper grand" au-dessus de 1m80 pour les hommes et 1m70 pour les femmes... un peu exagéré !
    Est-ce que l'intérêt des gens qui font leur business de l'hypersensibilité expliquerait l'énormité des chiffres avancés, plutôt que les manifestations cliniques ???

    • lavigne Répondre | Permalink

      Bonjour,
      La revue scientifique sur le sujet la plus à jour est de Greven, 2019. A ce jour, et sur des échantillons d'adolescents et d'adultes, M Pluess suggère des classes de sensibilité dans la distribution normale (Gauss) du concept à savoir : Peu Sensible, Modérément Sensible et Hautement Sensible (30%, 40%, 30%, respectivement). Donc oui, ces chercheurs parlent de 30% de personnes hautement sensibles mais ceci est une estimation basée sur des échantillons.
      En fait, cela peu paraître beaucoup pour certaines personnes non informées sur ce sujet mais il faut savoir que ce concept mesuré par l'échelle d'E Aron (HSP-27 Adultes) ou bien même les autres créées depuis à savoir HSC-12 Enfants (direct ou rempli par le parent selon l'âge) (Lionetti, 2018, Pluess, 2018, Slagt, 2018) recouvre partiellement des notions étudiées depuis des décennies, notamment l'introversion , (Eysenck), l'inhibition (Kagan, etc) et certaines facettes des Big Five comme le Névrosisme et l'Ouverture. Donc, la théorie d'E Aron (SPS, étude sur des adultes)) date de 1997 mais elle est proche de deux autres théories comme la DST (Belsky) ou la BSC (Boyce, Ellis) qui étudiaient plutôt les enfants. Enfin, Ces trois théories sur les humains se retrouvent au sein de la Sensibilité Environnementale (SE)(Pluess, 2015) qui se définit comme étant la capacité à percevoir et à traiter de manière différentielle les stimulis de l'environnement et la SE est étudiée dans de larges domaines de la psychologie comportementale, en physiologie, en neurosciences, en génétique. Certes, comme l'écrit Greven, scientifiquement, c'est encore un "bébé" car la recherche date de moins de 30 ans mais les promesses sont grandes que cela recouvre de nombreux champs d'étude, y compris en interventions sociales et médicales pour cibler des programmes sur certaines populations.
      Greven et al, Sensory Processing Sensitivity in the context of Environmental Sensitivity: A critical review and development of research agenda, 2019. Dans cet article vous devez trouver toutes les refs cités plus haut.

  4. lavigne Répondre | Permalink

    D'après Michael Pluess, l'échelle SPS d'E Aron (et ses déclinaisons pour les enfants/ados ou jeunes enfants (3/5ans)) est l'unique instrument de mesure à notre disposition au niveau comportemental , phénotypique, qui permet d'évaluer chez l'humain la Sensibilité Environnementale , aussi bien les aspects négatifs que positifs du concept et ce qui est assez rare car beaucoup d'instruments en psychologie sont biaisés par la psychopathologie en évaluant seulement les aspects "négatifs" d'un comportement (c'est à dire mesurer ce qui ne va pas bien chez les personnes plutôt que mesurer aussi ce qui va bien) . Et des échelles plus courtes (autour d'une dizaine de questions) sont développées pour la recherche afin d'offrir un outil encore plus facile à administrer parmi des batteries d'autres instruments. (12 questions en anglais, 10 ou 11 questions en japonais, 10 questions en allemand, etc..).

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