Grandissons avec Carnot et Arago

Lu aujourd'hui le très admirable éloge de Lazare Carnot (1753-1823), par l'astronome François Arago (1786-1863) (voir la référence en fin d'article).

Lazare-Carnot est un personnage tout à fait remarquable, qui oscilla entre le chef d'armée, le physicien et le mathématicien. Il avait été formé à l'école de Mézières où enseignait notamment le mathématicien Gaspard Monge, et s'activa patriotiquement pendant ces temps troublés qui entourèrent la révolution française.

Plutôt que de bâcler la présentation de ce personnage attachant, je vous renvoie à l'éloge d'Arago (lien ci dessous), parce qu'il est vraiment bien fait, et je préfère me limiter ici exposé les raisons de mon admiration.

La principale, une question de fond, est d'avoir su dire que Carnot avait été membre du Comité de salut public, à côté de Robespierre, de Saint-Just, et d'autres, qui furent ensuite considérés comme responsables de bien des passages à la guillotine. Il fut de ces personnalités qui furent tour à tour encensées ou condamnées, de sorte que l'éloge ne pouvait manquer d'évoquer cette question. Elle est donc discutée, mais avec beaucoup de grandeur, par un témoin de ces temps troublés, et surtout par quelqu'un qui a su recueillir les informations nécessaires pour juger... que Carnot était un fervent patriote. A contre courant, Arago réhabilite -pour ceux qui en ont besoin seulement- Lazare Carnot, et, pour les autres, il augmente l'élan admiratif qu'une telle personnalité mérite de susciter.

Mais si cette partie est centrale, dans le texte, elle n'en n'est qu'une partie, qu'un de ces courts chapitres qui font le document. Des chapitres ordonnés chronologiquement, mais avec une structure qui va au fond des choses.
C'est vraiment, d'ailleurs, une belle histoire qui nous est bien racontée, à la manière d'un conteur : Arago tourne dans un sujet, de façon ordonnée, puis il passe à une autre sujet voisin, et ainsi de suite, parce que je nomme la méthodes des "perles collantes".

On ne saurait évoquer ce texte sans évoquer la grandeur d'Arago lui-même : c'est parce qu'il a su voir chez Carnot ce qui était beau qu'il a su en parler, le montrer bien, avec intelligence.

Et avec culture : il émaille son texte de citations, non pas à la manière d'un singe savant que dénoncerait Molière, mais au contraire, toujours bien à propos, toujours pour apporter un éclairage supplémentaire, complémentaire. Arago ne cherche pas à briller, mais, au contraire, il veut manifestement produire mieux.

Surtout, à propos de chaque épisode de la vide de Carnot, Arago identifie de quoi partager de la grandeur, là où de petits esprits ne verraient que le temps qui passe. Chaque fois, il prend de la hauteur, trouve de la généralité, voit des regroupements, et, au fond, des "raisons" dans la vie de Carnot. En langage moderne, on dirait qu'il identifie plusieurs fils rouges qu'il tresse, pour donner de l'épaisseur à sa présentation.

Oui, il y a de la morale, dans toute cette affaire ; nous recevons des "leçons", mais quelles belles leçons : des leçons d'intelligence et de grandeur !

Reférence : https://www.academie-sciences.fr/pdf/eloges/carnot_vol3236.pdf


Un commentaire pour “Grandissons avec Carnot et Arago”

  1. Soufflet Répondre | Permalink

    Commentaires

    "et je préfère me limiter ici exposé les raisons de mon admiration" : faute de français, comme dans presque tous vos blogs : "exposer" [infinitif]...

    "non pas à la manière d'un singe savant " : décidément, vous y tenez à cette formule et aimez beaucoup traiter les autres de singes savants. Mais savez vous qu'il y a également des primates qui ne sont pas savants du tout, mais qui par contre, syndrome de la confiture peut-être, veulent étaler la science qu'ils n'ont pas ...

    VIVE la connaissance du français aussi ... quand on veut écrire pour les autres et devant tous, il faut déjà commencer par savoir écrire correctement le français, vous ne trouvez pas ? C'est votre troisième blog que je lis, et ils sont tous truffés de fautes de français et d'erreurs et imprécisions sur les sciences, et en plus vous avez l'outrecuidance de parler de professeurs qui ne savent rien et sont "des singes savants", une de vos expressions préférées visiblement ... Vous, vous n'êtes pas plus savant que moi je suis pape [et au passage, cela fait longtemps que l'on ne parle plus des savants, on parle plus modestement de scientifiques. Après, il y a les vrais et les faux ...] !

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